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Pousseur, trotteur, porteur bébé : Quelles différences ?

Pousseur, trotteur, porteur bébé : Quelles différences ?

Porteur, pousseur, trotteur : c’est quoi la différence ? Cette question, presque tous les parents d’enfants entre 8 et 24 mois se la posent. Et pour cause : ces trois objets de locomotion se ressemblent. Ils ont tous des roulettes, ils permettent tous à un enfant de se déplacer. Mais ils fonctionnent de manière fondamentalement différente. Ils impliquent des positions du corps opposées, et ont des effets radicalement distincts sur le développement moteur de l’enfant.

La confusion est si répandue qu’on voit régulièrement les termes utilisés indistinctement : « trotteur pousseur », « porteur trotteur », « youpala porteur ». Ces amalgames ne sont pas simplement des imprécisions de langage. Ils traduisent une méconnaissance réelle de ce que chaque objet fait, ou ne fait pas, pour l’enfant qui l’utilise.

Dans cet article, nous démêlons clairement et précisément ces trois notions. Non pas pour vous dire lequel acheter, d’autres articles s’y consacrent, mais pour vous expliquer en quoi ils sont fondamentalement différents. Ce qui se passe dans le corps de l’enfant quand il utilise chacun d’eux, et pourquoi ces différences sont si importantes pour son développement.

1. La différence fondamentale : la position du corps et le contrôle du poids

Avant d’entrer dans le détail de chaque objet, voici ce qui permet de comprendre toutes les différences : qui porte le poids du corps de l’enfant, et dans quelle position ? C’est cette question qui explique tout le reste. Elle détermine quels muscles travaillent, quels équilibres l’enfant doit gérer, quelles compétences il développe, et lesquelles il n’apprend pas.

Dans le porteur bébé : l’enfant est assis à califourchon sur une selle. Ses deux fesses reposent sur la selle, ses deux pieds touchent le sol. C’est lui qui porte l’intégralité du poids de son corps. Il gère seul son équilibre latéral (ne pas basculer à droite ou à gauche). Il ajuste en permanence son tonus musculaire pour maintenir sa position. Il décide librement de pousser ou de s’arrêter.

Dans le pousseur bébé : l’enfant est debout sur ses deux pieds, ses mains tiennent une barre de soutien à hauteur de son buste. C’est également lui qui porte le poids de son corps. Le pousseur ne le soutient pas, il lui offre simplement un point d’appui sur lequel il peut transférer une partie de son poids. L’enfant reste maître de ses appuis.

Dans le trotteur (youpala) : l’enfant est suspendu dans un harnais en position semi-assise, les jambes pendant de part et d’autre d’un cadre à roulettes. C’est le harnais qui porte une partie significative du poids du corps. L’enfant n’a pas besoin de gérer son équilibre, le cadre le fait pour lui. Il pousse avec les orteils pour avancer, mais il n’apprend pas à porter son propre poids ni à trouver ses appuis.

Cette différence est en réalité fondamentale. C’est elle qui explique pourquoi le porteur et le pousseur développent la motricité de l’enfant, et pourquoi le trotteur peut au contraire la freiner.

2. Le porteur bébé

Comment cela marche ?

Ils ont des roues ou de petites roulettes. Un enfant assis sur le siège pousse avec ses deux pieds sur le sol pour se déplacer. Il se dirige avec, à l’aide d’un guidon ou d’un volant. Il peut utiliser un porteur enfant à partir de 12 mois. Lorsqu’il commence à se tenir debout et à faire ses premiers pas. Il s’amusera avec jusqu’à l’âge de quatre ou cinq ans. Au delà, le bébé s’intéressera à d’autres jeux, type tricycle ou draisienne à 2 roues par exemple. Deux autres jouets très intéressants car ils facilitent l’apprentissage du vélo par l’enfant.

La position du corps dans le porteur bébé : assis, actif, autonome

La position dans le porteur bébé est radicalement différente de celle du trotteur, et cette différence est le cœur de ce qui en fait un jouet bénéfique pour le développement.

Position assise active : l’enfant est assis à califourchon sur la selle, exactement comme on monte un animal ou un vélo. Cette position « active », par opposition à la position « passive » du harnais dans le trotteur, signifie que l’enfant doit constamment engager ses muscles du tronc et de son bassin pour maintenir son équilibre. Chaque inclinaison est corrigée automatiquement par un ajustement musculaire, un entraînement continu et inconscient de la proprioception.

Pieds au sol, appuis réels : pour se propulser, l’enfant pousse avec la plante des pieds, et non avec les orteils comme dans le trotteur. Cette poussée plantaire est exactement celle qu’il utilise pour marcher : elle renforce les mêmes muscles (quadriceps, fessiers, ischio-jambiers), développe les mêmes schémas moteurs, et prépare directement la marche autonome. L’enfant apprend aussi à freiner en résistant avec les pieds sur le sol, un apprentissage fondamental du contrôle de la vitesse.

Liberté totale de mouvement : contrairement au trotteur où l’enfant est enfermé dans un cadre, le porteur laisse tout le corps libre. L’enfant peut se lever, descendre, remonter seul. Il peut se pencher, regarder en arrière, attraper un objet à côté de lui. Cette liberté est précieuse : elle permet à l’enfant d’explorer et d’expérimenter une grande variété de mouvements et de positions, nourrissant ainsi un répertoire moteur riche.

La coordination guidon-direction-propulsion : tenir le guidon tout en se propulsant avec les pieds demande une coordination bilatérale que le trotteur ne sollicite jamais. L’enfant apprend à faire deux choses simultanément : piloter avec les mains et propulser avec les jambes. Cette dissociation haut-bas du corps est une étape cognitive et motrice importante.

un porteur avion en bois pour bébé de couleur jaune

Porteur avion

279 euros

un porteur moto pour bébé en bois couleur grise

Porteur moto

199 euros

Quels modèles de porteurs bébé ?

Dans les magasins, il en existe de très nombreux exemplaires. Les porteurs prennent généralement la forme de petits véhicules, d’animaux ou de personnages. Il y en a de toutes les couleurs. Ils sont en bois, en métal, en plastique et en peluche. Ils sont plus ou moins évolutifs. Chez Chou du Volant, nous commercialisons aussi des porteurs bébé en bois. Ce sont des jouets évolutifs et transformables. Pour suivre la croissance de l’enfant. Et pour évoluer d’un univers de jeu à un autre.

Quels bienfaits pour le bambin ?

Les porteurs enfant sont très appréciés en raison de leurs nombreuses qualités. En s’amusant avec, le bébé développe sa motricité globale et la coordination de ses mouvements. En particulier la musculature de ses jambes. Il améliore aussi grandement son équilibre corporel. Comme il pourrait l’avoir fait précédemment avec d’autres jeux, type bascule. Le bébé va bien évidemment beaucoup s’amuser avec. En stimulant son imagination. Il développe également ses compétences relationnelles en jouant avec d’autres bambins. Et il accroit aussi sa confiance. En retour, cela va favoriser le développement de son autonomie. Il peut en effet se promener ou il veut. Il améliore ainsi la compréhension qu’il a de son espace de jeu. Tout cela contribue à améliorer la marche debout d’un petit bout de chou, en toute sécurité.

3. Le pousseur bébé

Qu’est-ce que c’est ?

Il est souvent appelé marcheur bébé, déambulateur pour enfant ou bien chariot de marche. Ce produit ludique est généralement muni de 4 roues de petite taille et d’un support amovible à l’arrière. Il autorise un bébé à se tenir débout et à marcher tout seul en toute autonomie. Un modèle de pousseur doit être offert aux bébés maîtrisant à tout prix les différentes étapes de la marche. Il est souhaitable de ne pas le proposer trop tôt. Son utilisation implique en effet qu’ils gèrent parfaitement leurs propres mouvements et ceux de leur jouet. En cas de maîtrise insuffisante, ils risquent d’être entraînés par l’inertie et la vitesse du chariot durant les activités. Et consécutivement de courir derrière et de chuter parterre.

La position du corps dans le pousseur

Le pousseur bébé occupe une place particulière dans la progression de mobilité de l’enfant. Il fonctionne selon un principe radicalement différent du trotteur.

Position debout, poids sur les jambes : dans le pousseur, l’enfant est debout, ses deux pieds sur le sol, portant l’intégralité de son poids sur ses jambes. Il n’est pas suspendu, il n’est pas assis dans un harnais : il est debout comme il le sera quand il marchera vraiment. C’est cette position qui fait du pousseur un auxiliaire de marche légitime : il reproduit exactement la posture de la marche autonome.

L’appui frontal comme élément de sécurité : la barre du pousseur n’est pas un soutien permanent. C’est un point d’appui que l’enfant sollicite quand il faiblit et qu’il relâche quand il est stable. Cette alternance, s’appuyer, se redresser seul, s’appuyer à nouveau, entraîne activement l’équilibre debout et développe la confiance en soi. L’enfant apprend à « jouer » avec ses appuis, à sentir quand son équilibre est menacé et à le corriger.

Comment le pousseur diffère du porteur dans son usage : le porteur s’utilise assis, en propulsion par les pieds. Le pousseur s’utilise debout, en marche. Ce sont deux étapes distinctes de la progression motrice. Le porteur correspond plutôt à la période 12-36 mois. Le pousseur est particulièrement utile dans la fenêtre de transition vers la marche autonome, entre 9 et 15 mois environ, quand l’enfant commence à se tenir debout et à « circuler » en se tenant aux meubles.

Ce que le pousseur partage avec le porteur : dans les deux cas, l’enfant porte son propre poids. Dans les deux cas, il décide librement de s’arrêter, de changer de direction, de descendre de son jouet. Dans les deux cas, ses réflexes de protection sont actifs, si il tombe, il peut se protéger avec ses mains. Ces caractéristiques communes expliquent pourquoi pédiatres et psychomotriciens les recommandent, contrairement au trotteur.

un enfant jouant avec un chariot de marche en bois

Quels modèles choisir ?

En magasin, il existe une extraordinaire diversité de formes et de couleurs de chariots de marche. Ils ont généralement l’aspect d’un petit véhicule, d’un petit animal ou bien d’un personnage. Ils ont aussi la forme d’un landau, d’un petit établi par exemple. A noter que le porteur bébé et le pousseur sont fréquemment associés. L’arrière du premier muni d’un arceau réglable permettant de l’utiliser avec la fonction pousseur.

Un point technique souvent méconnu, certains chariots de marche permettent de régler la résistance des roues. Une résistance élevée ralentit le chariot et oblige l’enfant à pousser plus fort, ce qui le fait vraiment travailler son équilibre. Une résistance trop faible au contraire « emballe » le chariot et l’enfant court derrière en perdant le contrôle. Cette notion de résistance n’existe pas dans le trotteur : l’enfant est emporté par l’inertie sans pouvoir la contrôler.

L’achat d’un modèle de chariot de marche à un enfant est un bon moyen de renforcer son éveil, son développement psychomoteur. Les intérêts du pousseur bébé en matière d’apprentissage sont très comparables à ceux du porteur bébé premier âge.

4. Le trotteur youpala

Comment cela marche ?

Appelé également youpala et souvent dénommé par erreur trotteur pousseur. C’est un objet de puériculture pour apprendre à marcher. Il est équipé d’un cadre plus ou moins évolutif muni de petites roues ou roulettes et d’un harnais. C’est un objet aide à la marche pour les tout-petits. Il maintient en hauteur les jambes et le corps d’un bambin. Il est pour ceux capables de se tenir assis et ne sachant pas encore marcher debout. En fait, il a pour rôle de les maintenir en position debout. Avec leur trotteur, les jeunes enfants se déplacent en marchant en toute liberté et partent à la découverte de leur environnement. Ce n’est pas un jouet à la différence du porteur pour bébé et du chariot pousseur.

La position du corps dans le trotteur

Pour bien comprendre pourquoi le trotteur est fondamentalement différent du porteur et du pousseur, il faut analyser précisément ce qui se passe dans le corps de l’enfant qui l’utilise.

La suspension dans le harnais : dans un trotteur, l’enfant est glissé dans un harnais en tissu ou en plastique rembourré, suspendu entre le cadre à roulettes. Ses jambes pendent de chaque côté, ses pieds touchent le sol. Une partie significative du poids de son corps est portée par ce harnais, et non par ses jambes. C’est cette suspension partielle qui constitue la différence fondamentale avec le porteur et le pousseur.

La propulsion par les orteils : pour avancer dans un trotteur, l’enfant pousse avec la pointe des pieds, les orteils, et non avec la plante du pied comme dans la marche normale. Ce schéma moteur est radicalement différent de celui de la marche. Il renforce la musculature de la pointe du pied, cela peut persister après le retrait du trotteur. C’est l’une des raisons pour lesquelles certains enfants utilisateurs réguliers de trotteurs marchent ensuite sur la pointe des pieds.

L’absence d’apprentissage de l’équilibre : pour marcher de façon autonome, l’enfant doit développer son sens de l’équilibre dynamique, la capacité à corriger constamment sa posture pour ne pas tomber. Dans le trotteur, le cadre gère l’équilibre à sa place. L’enfant n’expérimente jamais le déséquilibre contrôlé qui est au cœur de l’apprentissage de la marche. 

Le schéma corporel faussé : enfermé dans l’arceau du trotteur, l’enfant ne peut pas explorer librement les limites de son corps dans l’espace. Il ne perçoit pas correctement jusqu’où s’étendent ses bras et ses jambes. Il ne peut pas ramasser un objet tombé à terre, ni changer de position, ni expérimenter d’autres postures que celle imposée par le harnais. Or, la construction du schéma corporel, la représentation mentale que l’enfant se fait de son propre corps, passe précisément par ces expériences variées et libres.

Les réflexes de protection non développés : quand un enfant tombe, ses bras se tendent automatiquement pour se protéger. Ce réflexe — dit « réflexe parachute » — se développe par l’expérience des déséquilibres et des chutes légères. Dans le trotteur, l’enfant ne tombe jamais, le cadre l’en empêche. Ces réflexes de protection ne se développent donc pas correctement. Cela rend les chutes hors du trotteur plus dangereuses, car l’enfant ne sait pas se protéger naturellement.

Ce que disent les études et les institutions : les professionnels de la petite enfance, les pédiatres et les psychomotriciens s’accordent sur le sujet : le trotteur n’accélère pas l’apprentissage de la marche. Au contraire, il tend à le retarder. Le Canada a interdit la vente de trotteurs en 2004. L’Alliance européenne pour la sécurité de l’enfant milite pour une interdiction similaire en Europe. En France, son utilisation est interdite dans les crèches et chez les assistantes maternelles. Les trotteurs sont responsables d’un taux élevé d’accidents domestiques, notamment des traumatismes crâniens liés aux chutes dans les escaliers.

Quels modèles choisir ?

Les critères de choix pour un trotteur bébé sont aussi assez nombreux. Les modèles de youpala enfant peuvent être plus ou moins sophistiqués. Avec une simple tablette. Ou bien avec une table multi-activités complète assortie de différents jeux de dextérité manuelle. Les trotteurs youpalas sont aussi plus ou moins évolutifs

un enfant sur un trotteur youpala

Le youpala pour bébés est source de controverses

Les spécialistes de la petite enfance s’accordent majoritairement à penser qu’il ne présente pas d’intérêt pour l’enfant. Le trotteur bébé n’accélère pas l’acquisition de la marche. Il aurait même tendance à la retarder. Il fait prendre des mauvais gestes et postures. En particulier de marcher sur la pointe des pieds. Le trotteur pour bébé est aussi la cause de nombreux accidents domestiques en raison de la plus grande liberté de déplacement qu’il procure. La surveillance parentale est donc absolument nécessaire pour que le tout-petit soit toujours en toute sécurité. Il faut, à notre avis, éviter à tout prix d’en faire l’achat aux enfants.

5. Porteur, pousseur, trotteur : dans quel ordre et à quel âge ?

Ces trois objets ne s’utilisent pas simultanément ni dans le même ordre pour chaque enfant. Leur introduction dans la vie de l’enfant suit une logique développementale qu’il est important de respecter.

Vers 8-9 mois : l’enfant tient assis seul

C’est l’âge où le trotteur est souvent donné par les parents, mais c’est aussi l’âge où les professionnels conseillent de l’éviter. L’enfant qui tient assis seul n’est pas encore prêt pour la marche. Ce dont il a besoin, c’est de continuer à explorer librement au sol : ramper, se mettre à quatre pattes, tirer sur les meubles pour se redresser. Ce sont ces expériences libres et variées qui construisent les fonctions neurologiques et musculaires de la marche.

Vers 9-10 mois : les premiers appuis debout

C’est le moment où le pousseur bébé peut devenir un jouet utile, à condition que l’enfant soit réellement capable de tenir debout en s’appuyant aux meubles. Le pousseur chariot de marche prolonge cette exploration en lui donnant un support mobile à pousser. Il doit être utilisé sur un sol suffisamment résistant et avec des roues offrant assez de résistance pour que l’enfant ne soit pas « emporté » vers l’avant.

Vers 12 mois : les premiers pas, l’arrivée du porteur

Dès que l’enfant marche, même de façon hésitante, ou dès que ses pieds touchent le sol lorsqu’il est assis sur la selle, le porteur bébé devient intéressant. Il ne remplace pas la marche : il la complète, en offrant une autre façon de se déplacer, plus rapide et plus ludique, qui continue de développer équilibre, coordination et confiance en soi.

De 12 mois à 4-5 ans : la longue vie du porteur

Le porteur bébé a la particularité d’accompagner l’enfant très longtemps, bien au-delà de la phase d’apprentissage de la marche. Un enfant de 3 ans qui marche et court parfaitement apprécie toujours son porteur, désormais pour le plaisir de la vitesse, pour jouer à faire la course, pour explorer son environnement à sa propre échelle. C’est cette durée d’utilisation exceptionnelle, jusqu’à 4-5 ans, qui distingue le porteur du pousseur (utilisé quelques mois) et du trotteur (utilisé tant que l’enfant ne marche pas).

6. Tableau comparatif : porteur, pousseur et trotteur en un coup d’œil

Critère

Porteur bébé

Pousseur bébé

Trotteur (youpala)

Position du corps

Assis à califourchon, jambes de chaque côté

Debout, mains sur la barre

Suspendu dans un harnais, semi-assis

Qui porte le poids

L’enfant entièrement

L’enfant entièrement

Le harnais en partie

Mode de propulsion

Plante des pieds sur le sol

Marche debout

Pointe des pieds (orteils)

Gestion de l’équilibre

Par l’enfant (actif)

Par l’enfant (actif)

Par le cadre (passif)

Liberté de mouvement

Totale

Totale (peut lâcher la barre)

Limitée par le cadre

Réflexes de protection

Se développent

Se développent

Ne se développent pas

Impact sur la marche

Positif – prépare la marche

Positif – accompagne la marche

Négatif ou nul selon les études

Âge d’introduction

Dès 12 mois (pieds au sol)

Dès 9-10 mois (tient debout)

8-9 mois (tient assis)

Durée d’utilisation

Jusqu’à 4-5 ans

Quelques mois (transition)

Quelques mois

Avis des professionnels

✅ Recommandé

✅ Recommandé

⚠️ Très controversé, souvent déconseillé

Statut légal

Jouet

Jouet

Objet de puériculture

7. Les confusions les plus fréquentes et comment les éviter

« Trotteur pousseur » : une expression courante

L’expression « trotteur pousseur » est l’une des plus fréquemment utilisées, et l’une des plus trompeuses. Un trotteur n’est pas un pousseur, et un pousseur n’est pas un trotteur. Le trotteur est un cadre dans lequel l’enfant est suspendu et se propulse en poussant avec les orteils. Le pousseur est un chariot que l’enfant pousse devant lui en position debout. Ces deux objets n’ont en commun que le fait de possèder des roulettes.

« Porteur trotteur » : deux objets, deux logiques opposées

Le porteur et le trotteur sont parfois confondus parce que les deux permettent à un enfant de se déplacer avant de marcher. Mais leur logique est diamétralement opposée. Dans le porteur, l’enfant est actif : il porte son poids, gère son équilibre, décide de ses mouvements. Dans le trotteur, l’enfant est passif : le cadre porte une partie de son poids et gère son équilibre à sa place. Cette différence est fondamentale du point de vue du développement moteur.

« Youpala » : de quoi parle-t-on exactement ?

Le terme « youpala » est une dénomination commerciale d’origine qui désigne spécifiquement le trotteur à harnais. Il ne désigne pas un pousseur ni un porteur. Les termes varient parfois selon les régions, ce qui alimente la confusion. Pour être précis : youpala = trotteur = objet de puériculture à harnais dans lequel l’enfant est suspendu.

Porteur et pousseur : proches mais distincts

La frontière entre porteur et pousseur est plus subtile. Certains porteurs peuvent d’ailleurs se transformer en pousseur grâce à l’ajout d’un arceau arrière, c’est notamment le cas des porteurs évolutifs de Chou du Volant. Dans ce cas, c’est la même structure physique qui remplit les deux fonctions, selon que l’enfant est assis dessus (porteur) ou debout derrière en le poussant (pousseur). Mais dans leur fonctionnement de base, la distinction reste claire : assis = porteur, enfant debout qui pousse = pousseur.

8. Questions fréquentes sur les différences porteur, pousseur et trotteur

Quelle est la différence fondamentale entre un porteur bébé et un trotteur ? La différence fondamentale réside dans la position du corps et dans le contrôle du poids. Dans le porteur, l’enfant est assis à califourchon sur une selle, ses pieds touchent le sol et il porte l’intégralité de son poids. Il gère seul son équilibre et se propulse avec la plante de ses pieds, exactement comme dans la marche normale. Dans le trotteur youpala, le jeune enfant est suspendu dans un harnais en position semi-assise, une partie de son poids est portée par le cadre. Et il se propulse avec la pointe des orteils selon un schéma moteur différent de celui de la marche. Cette différence explique pourquoi le porteur est recommandé par les professionnels de la petite enfance, et pourquoi le trotteur est controversé.

Comment un pousseur bébé diffère-t-il d’un porteur bébé ? Le pousseur bébé (ou chariot de marche) s’utilise en position debout : l’enfant tient une barre de soutien et marche en poussant le chariot devant lui. Le porteur bébé s’utilise en position assise : l’enfant est assis à califourchon sur une selle et se propulse avec ses pieds au sol. Dans les deux cas, l’enfant porte son propre poids et gère son propre équilibre. Le pousseur intervient généralement plus tôt dans la progression (dès 9-10 mois), le porteur autour de 12 mois. Certains porteurs évolutifs peuvent d’ailleurs se transformer en pousseur en ajoutant une barre arrière.

Pourquoi le trotteur est-il déconseillé par les professionnels de santé ? Parce qu’il ne développe pas les compétences motrices nécessaires à la marche, et peut même les freiner. Dans le trotteur, le cadre gère l’équilibre à la place de l’enfant, qui n’apprend donc pas à trouver ses propres appuis. L’enfant se propulse avec la pointe des orteils (et non avec la plante du pied), créant un schéma moteur atypique. Les réflexes de protection en cas de chute ne se développent pas. Les trotteurs peuvent retarder la marche autonome. Le Canada a interdit leur vente en 2004. En France, leur utilisation est interdite dans les crèches et chez les assistantes maternelles.

À quel âge introduire le porteur bébé, le pousseur et le trotteur ? Le pousseur peut être introduit dès 9-10 mois, quand l’enfant tient debout en s’appuyant aux meubles. Le porteur peut être proposé à partir de 12 mois, quand l’enfant fait ses premiers pas et peut poser ses pieds à plat sur le sol lorsqu’il est assis sur la selle. Le trotteur est généralement utilisé entre 8 et 12 mois, mais de nombreux professionnels déconseillent son utilisation à tout âge. La règle commune pour le porteur et le pousseur : les pieds de l’enfant doivent toucher le sol, car c’est cette connexion avec le sol qui rend ces jouets bénéfiques pour le développement moteur.

Peut-on utiliser les trois objets simultanément ? Le porteur et le pousseur peuvent être utilisés en complémentarité à partir de 12 mois. Le porteur pour jouer assis et développer la motricité assise, le pousseur pour accompagner les premières marches debout. Le trotteur est en revanche à éviter, que ce soit seul ou en complément d’autres jouets de locomotion. Sa logique de déplacement passif contraste avec le développement actif visé par le porteur et le pousseur.

Un porteur bébé est-il vraiment un jouet, contrairement au trotteur ? Oui, cette distinction est importante. Le porteur bébé et le pousseur sont des jouets, soumis à la norme de sécurité des jouets EN 71 et au marquage CE. Ils sont conçus pour le plaisir et l’éveil, même s’ils ont d’importants bénéfices sur le développement moteur. Le trotteur est un objet de puériculture, il répond à une norme différente (NF S 54-008) et est conçu prioritairement comme aide à la marche. Cette distinction explique pourquoi on « joue » avec un porteur alors qu’on « utilise » un trotteur (jusqu’à l’acquisition de la marche).

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