Il y a des jouets qui traversent les siècles sans jamais rien perdre de leur magie. Le cheval à bascule fait partie de ceux-là. Présent dans les chambres d’enfants depuis plus de quatre cents ans, ce jouet en bois emblématique a accompagné des générations entières de bambins dans leurs premiers pas vers l’imaginaire et la motricité. Qui l’eût cru, en regardant ce petit cheval de bois osciller doucement, qu’il porte en lui des siècles d’histoire, de savoir-faire artisanal et de science du développement de l’enfant ? Retour sur l’histoire du jouet pour enfant le plus intemporel qui soit.
Pour comprendre l’histoire du cheval à bascule, il faut remonter assez loin. Les chevaux ont toujours occupé une place centrale dans la vie quotidienne des hommes. Il était donc naturel que les enfants cherchent à les imiter dans leurs jeux, dès leur plus jeune âge.
La première forme connue de ce jouet est le cheval bâton. C’est une tête de cheval sculptée en bois montée sur un simple bâton. Cette version rudimentaire mais pleine de charme est attestée dès l’Antiquité. L’historien Plutarque rapporte que le roi de Sparte Agésilas II, mort en 360 avant notre ère, jouait avec ses enfants en enfourchant un roseau comme s’il s’agissait d’un cheval. Cette anecdote, souvent citée par les historiens du jouet, témoigne de l’universalité de ce jeu d’imitation chez les jeunes enfants de toutes les époques.
Au Moyen Âge, le cheval bâton se répand dans toute l’Europe. Les enfants chevauchent leur monture imaginaire dans les rues des villages médiévaux, rejouant les chevauchées des chevaliers et des guerriers qu’ils admirent. Ce jouet simple, fabriqué avec les matériaux disponibles par le père de famille ou bien le menuisier du village, est probablement le plus universel de l’histoire.
La naissance du cheval à bascule est aussi liée à celle des grands chevaux de bois à roues utilisés pour l’entraînement à la joute équestre. Ces structures imposantes, réservées aux nobles et aux chevaliers, permettaient aux jeunes guerriers de s’exercer au maniement de la lance. On en trouve des représentations dès le XIIIe siècle dans les enluminures médiévales. Leur lien de parenté avec le jouet enfantin est évident. Elles ont la même forme équine, avec un support permettant de simuler le mouvement du cheval.
C’est au début du XVIIe siècle que le cheval à bascule tel que nous le connaissons aujourd’hui fait véritablement son apparition. Le plus ancien modèle conservé remonte à l’année 1610. Il est exposé au musée Victoria et Albert de Londres. Ce jouet exceptionnel, qui a traversé plus de quatre siècles, témoigne de la sophistication déjà atteinte par les artisans de l’époque.
À cette période, le cheval à bascule est souvent monté sur des petites roulettes plutôt que sur un vrai système à bascule. L’enfant peut ainsi se déplacer dans la pièce ou simplement se balancer doucement. Ces premiers modèles sont de grande taille, nettement plus imposants que ceux que l’on fabrique aujourd’hui. Cela les rendait difficiles d’accès pour les très jeunes enfants. La fabrication était entièrement artisanale. C’était le père de famille, le grand-père ou bien le menuisier du village qui sculptait le cheval dans le bois disponible (chêne, hêtre, ou bien pin) selon les régions. L’objet était parfois équipé d’un harnachement en cuir véritable. Ces détails témoignaient du soin et du savoir-faire apportés dans la fabrication de ce jouet. A l’époque, il représente alors un cadeau précieux et coûteux.
C’est en Angleterre que le cheval à bascule connaît sa première véritable expansion. Au XVIIIe siècle, les enfants anglais des familles aisées ont de plus en plus accès à des jouets spécifiquement conçus pour eux. Nous sommes dans un contexte social où l’enfance commence à être reconnue comme une phase particulière de la vie, avec ses propres besoins et ses propres joies.
Le cheval à bascule devient à cette époque un marqueur de statut social. Les familles aristocratiques et bourgeoises commandent des modèles de plus en plus élaborés, finement sculptés et décorés. Certains exemplaires comportent une véritable selle en cuir, des étriers en métal, une crinière et une queue en vrai crin de cheval. Ces pièces extraordinaires sont de véritables œuvres d’art, à mi-chemin entre le jouet et la sculpture.
Dans les classes populaires, la tradition du cheval fabriqué à la maison se perpétue aussi. Le père de famille, pendant ses longues soirées d’hiver, sculpte patiemment le bois pour offrir à son enfant ce jouet tant désiré. Cette pratique artisanale familiale restera vivace bien après que la production industrielle ait commencé à fournir des modèles accessibles à tous.
Deux phénomènes concomitants expliquent cette popularité extraordinaire : la révolution industrielle et l’évolution du regard porté sur l’enfance.
Sur le plan industriel, les années 1840 voient apparaître les premières manufactures spécialisées dans la production de chevaux à bascule à grande échelle. Pour la première fois, les enfants sont considérés comme des consommateurs à part entière. Et le marché du jouet devient un secteur économique significatif. À tel point que sur la carte des centres de production industrielle publiée lors de la Grande Exposition de Londres en 1851, les usines de jouets sont symbolisées par un cheval à bascule. Ce symbole est particulièrement révélateur de la place que ce jouet occupe dans l’imaginaire collectif de l’époque.
Sur le plan social, la fête de Noël s’impose progressivement comme la grande fête des enfants, notamment à partir des années 1880-1885. Les grands magasins parisiens, comme Le Bon Marché par exemple, publient leurs premiers catalogues d’étrennes. Les chevaux à bascule figurent en bonne place aux côtés des poupées de porcelaine et des soldats de plomb. Ces catalogues, distribués à plusieurs milliers d’exemplaires, démocratisent l’accès au jouet. Ils font du cheval à bascule un cadeau de Noël incontournable dans toute l’Europe.
Dans les campagnes françaises, le cheval à bascule reste longtemps un objet fabriqué localement. Il est le jouet le plus communément trouvé pendant la première moitié du XXe siècle. Les familles font appel au menuisier du village pour en faire fabriquer un. Il est généralement offert à l’enfant lorsqu’il atteint l’âge d’un an.
Le XIXe siècle voit également apparaître le cheval tricycle à pédales. L’enfant peut avancer avec en actionnant des pédales positionnées au niveau de la roue avant. Ce jouet en bois et en métal connaît un succès considérable. Il annonce les jouets de mobilité, comme les porteurs et les pousseurs bébé, qui vont se développer au siècle suivant.
Le début du XXe siècle est marqué par l’essor des jouets de mobilité. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, tricycles et voitures à pédales inondent le marché. Ils concurrencent directement le cheval à bascule. Ce dernier perd progressivement sa place de jouet de référence, sans jamais disparaître complètement.
Dans les années 1950-1970, la révolution des matières plastiques change profondément le visage du marché du jouet. Le bois, matière noble mais coûteuse, est progressivement délaissé au profit du plastique, moins cher et plus coloré. Les chevaux à bascule se déclinent alors en versions plastiques aux couleurs vives. Ils perdent une part de leur âme artisanale, mais gagnent en accessibilité pour toutes les familles.
A partir des années 80, un mouvement de fond commence de nouveau à revaloriser le jouet en bois traditionnel. Les parents et les professionnels de la petite enfance redécouvrent les vertus des matières naturelles pour le développement de l’enfant. Le cheval à bascule en bois connaît une véritable renaissance. Il est porté par des marques de jouets qui font le choix d’un design épuré et de la fabrication de qualité.
Au tournant du XXIe siècle, différents designers s’emparent du sujet et réinventent le cheval à bascule avec un regard beaucoup plus contemporain. Les lignes s’épurent, les formes se stylisent, jusqu’à atteindre parfois un minimalisme presque sculptural. L’animal n’est plus représenté parfois que par quelques courbes essentielles. Cette évolution vers le design permet au cheval à bascule de s’imposer non seulement comme jouet, mais aussi comme objet de décoration à part entière dans la chambre enfant.
Chez Chou du Volant, fabricant français de jouets en bois, le cheval à bascule occupe une place particulière dans notre cœur et dans notre histoire. Il incarne mieux que tout autre jouet les valeurs qui guident notre démarche : la qualité des matières, le soin du savoir-faire, la durabilité, et la conviction que les meilleurs jouets sont ceux qui stimulent l’imaginaire de l’enfant sans le distraire de lui-même.
Notre approche du jouet à bascule s’inscrit dans la grande tradition artisanale française, tout en l’enrichissant d’un langage design contemporain. Nos bascules enfant sont fabriquées en bois massif issu de forêts françaises labellisées PEFC, sans MDF ni bois aggloméré. Elles sont pensées pour durer, pour traverser les années sans se déformer ni perdre leur beauté. Pour être transmises d’un enfant à l’autre, d’une génération à la suivante. Exactement comme les chevaux à bascule artisanaux que les pères et les grands-pères fabriquaient autrefois pendant leurs longues soirées d’hiver.
Notre gamme de jouets innove en proposant des bascules transformables et évolutives. Une moto à bascule peut se transformer en avion ou en voiture par simple remplacement de quelques pièces. Cette approche modulaire, unique sur le marché français à notre connaissance, prolonge la durée de vie de chaque jouet. Tout en multipliant les univers de jeu et les situations d’éveil pour l’enfant.
Chez Chou du Volant, nous fabriquons nos bascules en bois en France, avec du bois de forêts françaises, dans le respect de l’environnement et des personnes. Parce que le meilleur hommage que l’on puisse rendre à quatre siècles de tradition du cheval à bascule, c’est de continuer à le fabriquer bien, avec soin, et pour longtemps.

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Si le cheval à bascule a traversé quatre siècles sans se démentir, c’est qu’il répond à des besoins profonds et universels du jeune enfant. Bien au-delà du simple amusement, ce jouet est un formidable outil de développement psychomoteur.
Le développement de la motricité globale est son premier bénéfice. Assis sur son cheval à bascule ou sur une moto à bascule bébé, le jeune enfant doit initier et contrôler le mouvement de balancement d’avant en arrière en prenant appui sur ses pieds. Ce mouvement mobilise l’ensemble de la musculature de son corps, renforce le tronc et le prépare à la marche debout. Les kinésithérapeutes et les pédiatres recommandent d’ailleurs bien souvent le cheval à bascule comme jouet de premier âge pour cette raison précise.
Le sens de l’équilibre et la proprioception sont également fortement stimulés. L’enfant doit sans cesse ajuster sa position pour maintenir son équilibre sur la selle en mouvement. Cela développe la vision de son corps dans l’espace, une compétence fondamentale qui lui sera utile pour toutes les activités physiques futures. A commencer par l’apprentissage de la draisienne et du vélo.
L’imaginaire et le jeu symbolique constituent le troisième grand bénéfice d’un jouet à bascule enfant. Juché sur son cheval de bois, l’enfant s’invente des aventures extraordinaires. Un cow-boy dans les plaines du Far West, un chevalier ou une princesse galopant dans les forêts enchantées. Cette capacité à inventer des histoires, à endosser des rôles différents, est essentielle au développement cognitif et émotionnel de l’enfant.
Enfin, le mouvement de balancement régulier du cheval à bascule procure un effet apaisant. Dans les moments de tension ou de fatigue en fin de journée, le va-et-vient rythmique aide l’enfant à se calmer, à réguler ses émotions et à se préparer à une nuit de sommeil paisible.
En résumé, quatre siècles après l’apparition du premier cheval à bascule en bois au fond d’un atelier artisanal, ce jouet extraordinaire continue de faire briller les yeux des enfants du monde entier. C’est la preuve que certains jouets répondent à des besoins si fondamentaux et si universels qu’aucune mode, aucune technologie ne peut les rendre obsolètes. Le cheval à bascule en bois, c’est la motricité, l’imagination, la transmission et la beauté réunies en un seul objet. C’est un cadeau qui parle à l’enfant et aux parents. Il s’intègre naturellement dans la chambre et dans la vie de la famille. Il peut traverser les générations si on lui en donne la chance.
Vous souhaitez offrir un jouet à bascule en bois fabriqué en France à votre enfant ? Découvrez notre gamme de bascules design et évolutives sur www.chouduvolant.com.
Quelle est l’origine du cheval à bascule ? Il trouve ses racines dans l’Antiquité avec le cheval bâton, une tête de cheval sculptée montée sur un roseau. L’historien Plutarque rapporte qu’Agésilas II, roi de Sparte mort en 360 av. J.-C., jouait ainsi avec ses enfants. Le cheval à bascule tel que nous le connaissons aujourd’hui est apparu au début du XVIIe siècle : le plus ancien modèle conservé date de 1610 et est exposé au musée Victoria et Albert de Londres.
Quel matériau était utilisé pour fabriquer les premiers chevaux à bascule ? Ils étaient entièrement fabriqués à la main en bois massif, chêne, hêtre ou pin selon les régions, par le père de famille, le grand-père ou le menuisier du village. Certains modèles étaient également équipés d’une selle en cuir véritable, d’étriers en métal et d’une crinière en vrai crin de cheval. Cette tradition artisanale familiale a perduré longtemps après l’apparition de la production industrielle.
À quel âge un enfant peut-il utiliser un cheval à bascule ? Dans les familles françaises du XIXe et du début du XXe siècle, le cheval à bascule était traditionnellement offert à l’enfant dès l’âge d’un an. Aujourd’hui, les bascules modernes sont généralement conçues pour des enfants à partir de 12 mois, dès qu’ils tiennent assis de façon stable. Les kinésithérapeutes et les pédiatres recommandent souvent ce jouet comme jouet de premier âge pour ses bénéfices sur la motricité globale.
Quels sont les bienfaits du cheval à bascule pour le développement de l’enfant ? Le cheval à bascule stimule quatre dimensions essentielles du développement : la motricité globale (le mouvement de balancement renforce le tronc et prépare à la marche), le sens de l’équilibre et la proprioception (l’enfant apprend à ajuster sa position dans l’espace), l’imaginaire et le jeu symbolique (l’enfant s’invente des aventures, endosse des rôles), et la régulation émotionnelle (le balancement rythmique a un effet apaisant qui aide l’enfant à se calmer en fin de journée).
Comment le cheval à bascule a-t-il évolué au XXe siècle ? Le XXe siècle a d’abord marqué un déclin relatif du cheval à bascule, concurrencé par l’essor des tricycles et voitures à pédales. Dans les années 1950-1970, la révolution des matières plastiques a transformé le marché du jouet : les versions plastiques aux couleurs vives ont remplacé progressivement les modèles en bois. Ce n’est qu’à partir des années 1980 qu’un mouvement de fond a redonné au bois ses lettres de noblesse, suivi au tournant du XXIe siècle par un renouveau design avec des formes épurées, parfois quasi sculpturales, permettant au cheval à bascule de s’imposer aussi comme objet de décoration.
Pourquoi choisir un cheval à bascule en bois plutôt qu’en plastique ? Le bois massif présente plusieurs avantages déterminants : une durabilité bien supérieure qui permet de transmettre le jouet d’un enfant à l’autre, une robustesse qui lui permet de résister à des années d’utilisation intensive, et une matière naturelle plus respectueuse de l’environnement. Sur le plan du développement, la texture et la chaleur du bois offrent également une expérience sensorielle différente du plastique. Enfin, un cheval à bascule en bois de qualité, fabriqué en bois massif certifié PEFC, constitue un investissement qui traverse les générations.
Existe il des jouets cheval à bascule fabriqués en France ? Il existe aujourd’hui quelques rares fabricants français de chevaux à bascule et de bascules pour enfants. C’est notamment le cas de Chou du Volant, marque bretonne qui fabrique ses bascules en bois massif issu de forêts françaises certifiées PEFC, en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Cette fabrication locale garantit le contrôle de la qualité à chaque étape, le respect des normes européennes de sécurité des jouets, et un bilan environnemental maîtrisé grâce à des circuits courts.
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